Histoire

 

 

Le bourg est cité pour la première fois sous le nom de Castrum Mulcedonum, vers 930, puis sous les formes Molseon, 1114 ; Monceaulx, Moulceo, vers 1315. Le second élément du nom est le gaulois dunum représenté par -donum à l'époque franque (voir Austedonum au VIe s. pour Augustodunum, Autun). Il désignait ici un site fortifié de hauteur. L'étroite vallée où se trouve le bourg est en effet dominée par le Puy-du-Tour où ont été mis au jour d'importants vestiges d'une enceinte du second Age du Fer, qui contrôlait le franchissement de la Dordogne par un très ancien itinéraire de long parcours entre Armorique et Méditerranée. Le premier élément du toponyme est obscur. Au cours du Moyen Age, le nom, dont le sens n'était plus compris, a subi l'attraction de l'occitan moncel, monceu, petit mont, colline.

 

Le PUY DU TOUR - OPPIDUM GAULOIS

 
Le Puy du Tour est un oppidum gaulois qui surplombe les vallées d’Argentat et de Monceaux ainsi que la confluence de la Maronne.
Le Puy du Tour a été le siège d’un habitat groupé du second âge de fer (450 à 50 avant Jésus Christ).
En effet, défendu naturellement par les pentes qui cernent directement le sommet, le site fut occupé sur toute sa périphérie par un village relativement important pendant la période gauloise.
Ainsi, les gaulois pouvaient guetter au pied même du Puy du Tour la route qui rejoignait l’Armorique à la Méditerranée. Leurs habitations étaient édifiées en bois recouvert d’un torchis d’argile et couvertes de chaume (les trous des poteaux sont encore visible par endroit et attestent l’emplacement des cabanes, ils en constituaient l’ossature).
 
   
La population était composée d’agriculteurs et principalement d’artisans qui travaillaient le fer et le bronze. De nombreux objets métalliques datant de cette époque tels que : des mors d’animaux, des armes, des outils, des bijoux, … ont été recueillis sur le site, par les archéologues Eusèbe Bombal (de 1906 à 1915), A. et J. Murat (1952 à 1969), ainsi que J. Murat et J-M Courteix (de 1984 à 1988).
 
 
Les agriculteurs qui cultivaient le grain, employaient des faucilles ainsi que des meules en pierre. Les récoltes étaient ensuite stockées dans des silos, tout comme l’eau contenue dans des citernes, au sommet du site.
La présence de nombreuses amphores Italiques retrouvées sur le site permet de déterminer le commerce réalisé entre les artisans du village et les marchands ambulants qui sillonnaient la route reliant l’Armorique à la Méditerranée.
Les objets retrouvés sur le site ainsi que les maquettes du village sont exposés à La Maison du Patrimoine.
La paix avec les Romains entraîna l’abandon du site. Au cours de l’époque Gallo-Romaine, l’habitat s’étendit dans la vallée, telle que la Villa de Longour, et sur les plateaux alentours.
Aujourd’hui, il est surmonté d’une antenne de télédiffusion rouge et blanche qui le rend facilement reconnaissable depuis la Vallée de la Dordogne, puisqu’il culmine à 408 mètres.
   

 

 LA DORDOGNE A MONCEAUX

 
 

Longue de 495 km, la rivière quitte les gorges dans ce grand bassin qui débute à la sortie du barrage du Sablier. Si elle reste encore comme cadenassée par 150 km de gorges noyées entre Bort et Argentat, elle prend dès son arrivée au confluent de la Souvigne, et à l'entrée de la commune son caractère impétueux, son flot s'anime de mille vaguelettes, ses berges retrouvent les frêles aulnes et longs peupliers, son lit s'élargit  bref elle devient un fleuve et non plus une rivière.


Le Malpas du Chambon vient nous rappeler son caractère si sauvage autrefois, avant la domestication par cinq grands barrages. De tous les malpas (Nauzenac, Roche de Ras, Roche mâle, La Despolhe, Le Roc de la Louira, Le Val d'enfer…) tous au nom évocateur, il n'en reste  plus dans les mémoires humaines disparues à jamais. Alors c'est à Monceaux qu'il faut venir voir le dernier avec son passage obligé à gauche d'une croix aujourd'hui disparue dans le « canal » si souvent dynamité pour le passage des courpets.

 

 

 

 

 

 

 

Ce Malpas qui a vu circuler, bon an, mal an, mille ans de batellerie et combien de naufrages, était le passage obligé vers le grand Sud-Ouest, et vers la viticulture si dévoreuse de bois merrain et autres carassones.

 

Avec la Maronne, en amont d'Escourbaniers, elle devient un peu plus ce grand fleuve, ce sixième fleuve de France qui manque aux manuels de géographie, parce qu'on n'a jamais pu départager qui de la Garonne ou de la Dordogne formerait l'estuaire, pour ne pas trancher on l'a appelé Gironde, empêchant notre rivière espérance d'avoir elle aussi ses lettres de noblesse au Panthéon des fleuves de France. A  Laygues (l'eau en occitan), elle prend toute la largeur de son lit donnant de la majesté à son cours et aux photographes qui depuis le pont l'immortalisent.


Elle passe ici sur l'un des plus anciens gués de France et de Gaule, puisque romains et gaulois la franchissaient au pied du Puy du Tour, oppidum chargé de contrôler cette grande voie de passage entre Arvernes et Lémovices. Le ruisseau de Malefarge traversant le bourg de la commune et son église du XII° siècle la rejoint pour poursuivre l'aventure vers le grand large.

 

 

 Aux Raysses, son courant s'accélère, elle vient frapper une croupe de montagne, où le château disparu du Chastel rappelle que cette vallée était un enjeu politique et économique de première importance. Son caractère impétueux et montagnard prend encore tout son sens et les canoës savent que la partie n'est pas encore gagnée. A Saulières, le fleuve s'assagit momentanément avant de reprendre de la force en amont du temple. Les templiers de l'ordre de Saint Jean de Jérusalem s'y étaient établis.